|  | | POPA CHUBBY & Eric Sardinas | Popa Chubby Popa Chubby est de retour en ville, sept ans après son premier passage à Beauvais (à l’époque, en exclusivité européenne). Même formule basique universelle : guitare, basse, batterie : la plus exigeante, la plus efficace. Pas de souci à se faire pour l’ami Popa que rien n’effraie, y compris –et surtout pas– de tourner avec un show entièrement consacré à Jimi Hendrix dont il interprète l’essentiel des titres parus dans les albums Are You Experienced, Axis : Bold As Love, tous deux de 1967 et Electric Ladyland, double album de 1968 soit : Foxy Lady, Red House, Third Stone from the Sun, Spanish Castle Magic, Come on, sans oublier Purple Haze et l’incontournable Hey Joe. Les intégristes seront dubitatifs, les nostalgiques émus, se rappelant la version hallucinée de l’hymne américain donné par Jimi Hendrix un certain dimanche 17 août 1969 lors du festival de Bethel, dont la légende a préféré, allez savoir pourquoi, retenir le village proche : Woodstock… Officiellement, Jimi Hendrix est mort le matin du 18 septembre 1970. Bullshit! 30 ans après Jimi Hendrix is still alive and Popa Chubby too : il joue –fort (Play it Loud)– sur un Fender Stratocaster et des amplis Marshall. Eric Sardinas Le CD est au cinéma ce que la scène est au théâtre : les premiers sont des instantanés figés pour l’éternité, les seconds sont des moments uniques. Les chanceux qui ont vu Eric Sardinas en 2003 savent de quoi je parle. Basse-batterie-guitare. Dispositif immuable. Les (rares) pauses que Sardinas nous accorde –comme ces morceaux voix/dobro– sont l’occasion de moments magiques. Des silences habités de réconciliation. La voix comme une plainte. Côté jardin, Sardinas prie. Mais… le voilà qui se lève. Et défie la postérité : puisque d’autres avant moi l’ont fait, je ferai mieux qu’eux ! Les stridences et les distorsions de la guitare et de la voix, les éclairs, les tonnerres, la basse et la batterie telluriques, il a suffi de quelques secondes pour que des lumières des projecteurs jaillisse un Sardinas, troublant de chair et de sueur, soudain planté là, les jambes écartées, provocateur et sûr de lui. Dans ces moments de grâce, Sardinas nous appartient. La scène est le lieu de tous les possibles et de toutes les outrances, mais ce qui se joue là est vrai. Le temps d’un concert il faut en profiter, ça s’appelle le spectacle vivant. Longue vie à Sardinas !
| Elispace - BEAUVAIS - (60) Tarifs : 21,80 € |
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